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SÉLÉNIUM
Qualité Pharmaceutique
L’ANTIOXYDANT PAR EXCELLENCE
Vous trouverez sur cette page les sujets suivants :
Qu'est ce que le
Sélénium ?
Indications
Mode d'utilisation ou posologie
Propriétés
Historique
Principales sources alimentaires
Symptômes de carence ou de risque de carence
Recherches
Contre-indications
Effets secondaires
Précautions
Interactions avec des médicaments
Qu'est ce que le
Sélénium ?
Autres noms : sélénite, sélénate, sélénométhionine,
sélénocystéine.
Le sélénium est un oligoélément indispensable au corps
humain. Il est présent à l'état de traces dans les aliments.
On utilise différentes techniques pour vérifier sa présence dans
l'organisme, comme l'analyse de sang et des cheveux, mais, dans plusieurs
études épidémiologiques, les chercheurs ont plutôt vérifié la teneur en
sélénium des ongles des sujets, une mesure considérée fiable pour évaluer
l'apport en sélénium à long terme. Il est absorbé au niveau du tube
digestif et principalement éliminé dans l'urine.
Indications
Efficacité possible pour prévenir la maladie de Keshan
(cardiomyopathie juvénile); réduire la mortalité par cancer, l'incidence
totale du cancer et celle du cancer du poumon, de la prostate et du cancer
colorectal.
Usages n'ayant pas fait l'objet de recherches
scientifiques: arthrite, maladies cardiovasculaires, dégénérescence
maculaire, dystrophie musculaire, fibrose kystique, infertilité, mort
subite du nourrisson, traitement du SIDA.
Mode d'utilisation ou posologie
Généralités
Notre corps ne synthétise pas le sélénium et nous devons donc le
trouver dans notre nourriture. La teneur en sélénium des végétaux et des
animaux (viandes) que nous mangeons varie selon celle du sol sur lequel
ils sont cultivés ou élevés.
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L'organisation mondiale de la santé recommande un
apport quotidien de 50 mcg à 200
mcg pour les adultes.
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Les apports quotidiens suggérés pour les enfants sont
beaucoup plus bas, soit environ 20 mcg pour ceux
de 1 à 6 ans.
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Ils varient aussi selon les pays, mais, en moyenne,
on recommande un apport minimal d'environ 55 mcg/jour
pour les femmes adultes et de 70 mcg pour les
hommes. Les besoins en sélénium de ces derniers sont supérieurs à ceux
des femmes, car ils en élimineraient une certaine quantité au moment de
l'éjaculation. Les femmes enceintes ou qui allaitent ont des besoins un
peu plus élevés, soit respectivement 60 mcg et 70
mcg/jour.
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Il est fortement déconseillé de consommer plus de 400
mcg de sélénium par jour (sous forme de
supplément), car, en excès, cet oligoélément est toxique (Voir la
section "Précautions").
Au chapitre des doses thérapeutiques, les recherches
permettent de faire les recommandations suivantes:
Notez que de nombreux suppléments de vitamines et
minéraux renferment du sélénium en quantités variables, le minimum étant
généralement de 20 mcg.
Comme la plupart des oligoéléments, le sélénium joue un
rôle-clé dans l'ensemble de notre organisme. Bien qu'on n'ait pas encore
totalement élucidé son mode d'action, voici les propriétés qu'on lui
prête.
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Antioxydant. Au niveau intracellulaire, il permet à
notre organisme de produire la glutathion-peroxydase. Celle-ci travaille
de concert avec la vitamine E pour protéger les membranes cellulaires
contre l'oxydation provoquée par les radicaux libres, des substances
impliquées dans le vieillissement, l'apparition de certains types de
cancer, de maladies cardiovasculaires ainsi que dans la formation des
cataractes.
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L'effet antioxydant du sélénium agit aussi en cas
d'inflammation arthritique. Une étude récente a constaté un effet
positif dans le cas de sujets souffrant d'inflammation systémique grave.
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Métabolisme de la glande thyroïde. Une carence en
sélénium nuit à la production d'hormones thyroïdiennes.
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Immunomodulateur. Le sélénium est essentiel au bon
fonctionnement du système immunitaire. Il freinerait la reproduction de
cellules virales, ce qui le rend utile en cas d'hépatites et de SIDA
(chez les personnes atteintes de SIDA le taux de sélénium dans le sang
diminue beaucoup), notamment. Selon une étude parue en juin 2001 dans
Federation of American Societies for Experimental Biology, des souris
carencées en sélénium ayant reçu le virus de la grippe ont eu des
infections plus graves et plus longues que leurs consoeurs non
carencées. De plus, les chercheurs ont constaté que le virus prélevé sur
les souris carencées avait muté plus fréquemment, ce qui indique que des
déficiences spécifiques pourraient contribuer à l'apparition de souches
virales capables de propager l'épidémie.
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Système reproducteur masculin. Il agit
particulièrement au chapitre de l'intégrité des spermatozoïdes et du
métabolisme de la testostérone.
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Détoxiquant. Le sélénium semble avoir la capacité de
se lier à certains métaux lourds toxiques comme l'arsenic, le plomb, le
mercure et le cadmium et aiderait donc notre organisme à l'éliminer par
le biais de l'urine.
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Système nerveux. Le sélénium intervient dans la
synthèse des cellules nerveuses; sa carence peut provoquer une
dépression, de la fatigue, de l'anxiété, etc.
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Système musculaire. Une carence en sélénium provoque
une faiblesse généralisée.
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Antifongique, antipelliculaire et régulateur de la
séborrhée du cuir chevelu en usage externe. Le sélénium fait partie des
ingrédients de certains shampoings traitant ces troubles cutanés.
Découvert et baptisé par le chimiste suédois Berzelius
en 1817, le sélénium est présent partout dans l'écorce terrestre, mais sa
répartition n'est pas uniforme. Parmi les zones pauvres, on compte
notamment la Finlande, la Nouvelle-Zélande et certaines régions de Chine
ainsi que, dans une moindre mesure, le Royaume-Uni et l'Europe en général.
Une déficience en sélénium est la cause de la maladie
de Keshan, une cardiomyopathie qui touchait particulièrement les enfants
dans une province de Chine dont les sols sont très pauvres en sélénium.
Une supplémentation en sélénium a remédié au problème. Cette carence est
aussi une des causes de la maladie de Kashin Beck, une arthrite déformante
qui touche plus 2 millions d'individus dans le sud-est de la Sibérie, le
Tibet, la Corée du Nord et le centre de la Chine.
C'est à partir des années 1950 que des études sur des
animaux ont commencé à démontrer l'importance cruciale de la synergie
entre le sélénium et la vitamine E pour prévenir plusieurs maladies. Puis,
en 1973, des chercheurs de l'Université du Wisconsin ont démontré que le
sélénium est un cofacteur de la glutathion-peroxydase (Voir la section
"Propriétés").
Depuis 1984, la Finlande a instauré un programme d'enrichissement des
engrais à l'aide de sodium de sélénate, ce qui a fait tripler les apports
en sélénium de la population; l'incidence des maladies du coeur et de
certains cancers a diminué, mais, comme le régime alimentaire des
Finlandais s'est amélioré sur d'autres points, il est difficile de relier
cette amélioration au seul apport supplémentaire en sélénium.
En 1997, un éditorial du British Journal of Medicine a
tiré la sonnette d'alarme : les apports en sélénium diminuent beaucoup en
Europe semble-t-il. Par exemple, au Royaume-Uni ils sont passés de 60
mcg/jour à 34 mcg/jour entre 1975 et 1994. L'éditorial concluait en
évoquant l'urgence d'agir et en suggérant de suivre les traces de la
Finlande ou d'enrichir la farine en sélénium. Après tout, soulignait
l'auteure, les animaux de ferme bénéficient d'une alimentation enrichie en
sélénium depuis 1978 afin de prévenir l'apparition de certaines maladies!
Néanmoins, en 1998, le Committee of Medical Aspects from Foods and
Nutrition Policy, tout en mentionnant qu'il était nécessaire de suivre de
près les apports nutritionnels en sélénium de la population, a choisi de
ne pas exiger l'enrichissement des engrais ; les preuves d'une carence au
sein de la population n'étaient pas suffisamment déterminantes, selon le
comité. La chercheure, Margaret P. Rayman, a cependant fait de nouveau
usage de sa plume dans le Lancet en 2000 pour communiquer son inquiétude,
qui est d'ailleurs partagée par plusieurs spécialistes en santé publique.
La plupart des régions des États-Unis (sauf les plaines
de la côte est et la région nord-ouest du Pacifique) et du Canada
bénéficient d'un sol riche en sélénium; on associe d'ailleurs la baisse
des apports en sélénium au Royaume-Uni par l'arrêt de l'importation de blé
dur américain et canadien. L'apport moyen aux États-Unis est estimé à 125
mcg/jour.
La championne toutes catégories en matière de
sélénium est la noix du Brésil, notamment parce que le sol des Andes est
riche en cet oligoélément : elle en renferme environ 120 mcg. Elle
contient, de plus, une bonne quantité de vitamine E dont l'activité
antioxydante est augmentée par le sélénium. Certaines sources recommandent
de consommer, de préférence, celles qui ont conservé leur petite peau
brune. Leur haute teneur en lipides les rend très susceptibles au
rancissement une fois écalées : écalez-les vous-même au fur et à mesure ou
achetez-les en petites quantités dans un magasin où le roulement des
stocks est rapide et gardez-les au congélateur en tout temps.
Malheureusement , notre population n’en consomme pas assez. Car cette noix
a tendance à faire grossir. C’est la que rentre en jeux les suppléments
nutritionnels tel que le Sélénium.
Les aliments suivants en contiennent aussi des
quantités intéressantes :
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Aliments d'origine animale, notamment les abats
(attention au Cholestérol) et les fruits de mer,
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les céréales complètes,
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les champignons, l'ail, les oignons, les crucifères,
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levures alimentaires enrichies en sélénium.
Symptômes de carence ou de risque de carence
Les végétaliens consommant des aliments cultivés sur
des sols pauvres en sélénium pourraient être à risque de carence.
Le nombre de recherches de tous types (animales,
épidémiologiques, prospectives, cliniques) sur le sélénium est si
astronomique qu'on ne peut les mentionner toutes ici. Beaucoup de
résultats très encourageants ont été constatés au cours d'études
épidémiologiques et cliniques au chapitre de la prévention de certains
cancers, notamment le cancer colorectal ainsi que ceux de la prostate, du
poumon, de l'oesophage et du tube digestif.
Celle publiée en 1996 dans le Journal of American
Medical Association a causé toute une surprise dans le milieu
scientifique; d'une durée de 4 ans et demi, elle portait sur 1,312 sujets.
Le but initial de l'étude était de vérifier si une supplémentation en
sélénium (200 mcg) pouvait avoir un effet bénéfique sur le cancer de la
peau sur des sujets qui avaient déjà eu un épisode de cette maladie. Les
résultats furent négatifs à ce chapitre, mais les chercheurs ont, dans un
deuxième temps, examiné l'impact de la supplémentation sur d'autres
cancers et ont constaté que les sujets consommant du sélénium avaient
beaucoup moins de cancers de la prostate (une diminution de 63 %!), de
cancers colorectaux (58 % de moins) et de cancers du poumon (46 % de
moins). Les sujets de ce groupe ont développé 39 % moins de nouveaux
cancers et leur taux global de mortalité par cancer était deux fois
moindre! Notez tout de même que le taux global de mortalité, toutes causes
confondues, n'était pas significativement différent entre les deux
groupes, soit 129 décès dans le groupe placebo et 108 dans l'autre.
Cependant, les résultats étaient si probants au chapitre du cancer que,
pour des questions éthiques, les chercheurs ont mis fin plus tôt que prévu
au groupe placebo! Malgré les faiblesses de cette étude (changement
d'objectif en cours de route et très faible proportion de femmes parmi les
sujets), Andrew Weil et Dean Ornish recommandent chaudement une
supplémentation en sélénium de 200 mcg/jour. Dean Ornish souligne que le
sélénium combine plusieurs avantages importants : les preuves
scientifiques s'accumulent, il n'est pas cher et, à cette dose, les effets
secondaires sont quasi inexistants.
Une étude publiée en 1998 est venue confirmer le lien
étroit entre un faible taux de sélénium dans l'organisme et le risque de
développer un cancer avancé de la prostate. Une autre encore, publiée en
2000 et effectuée en Chine a également validé un lien entre un faible taux
de sélénium et l'incidence de cancers gastriques et de cancer de
l'oesophage.
Enfin, le Arizona Cancer Center supervise actuellement
le déroulement de quatre études sur une supplémentation en sélénium et
divers stades du cancer de la prostate chez des sujets à risque élevé de
développer ce cancer ou un stade plus avancé de ce cancer.
Les études sur les effets préventifs du sélénium au
chapitre des maladies cardiovasculaires sont moins nombreuses que celles
sur le cancer et leurs résultats ont tendance à se contredire.
Note : Au cours d'une étude clinique,
l'administration de 4,000 mcg/jour de Seleno-Kappacarrageenan® a réduit
les dommages aux reins et la diminution des globules blancs qui sont des
effets secondaires habituels de la cisplatine (Platinol®), un médicament
utilisé en chimiothérapie. La consommation de telles quantités de sélénium
doit absolument être supervisée par un médecin.
Un excès de sélénium peut entraver la croissance des
enfants ; il n'est donc pas conseillé de leur donner des suppléments.
Une étude a constaté que dans le cas d'un goitre causé
par une déficience en iode, une supplémentation en sélénium a abaissé le
faible métabolisme de la glande thyroïde.
Une intoxication par le sélénium provoque, entre autres
réactions, une haleine qui sent l'ail, un goût métallique dans la bouche,
des ongles et des cheveux cassants, une irritation des voies respiratoires
et une perturbation des enzymes hépatiques. Une intoxication aiguë peut
provoquer des convulsions.
Chez les enfants, un excès de sélénium peut retarder la
croissance. On déconseille d'utiliser sur eux des shampoings contenant du
sélénium (régulateur de la séborrhée), car il peut être absorbé par la
peau.
Consommer plus de 1,000 mcg par jour de sélénium peut
provoquer la perte des ongles, une éruption cutanée et des changements
dans le système nerveux.
Des intoxications chroniques se produisent chez
certaines populations indigènes des régions dont le sol est très riche en
sélénium et les personnes exposées professionnellement (industrie
chimique, des semi-conducteurs et des produits cosmétiques et
dermatologiques); dans ces cas le sélénium est absorbé par inhalation ou
par le biais de la peau.
À hautes doses, le sélénium est très nocif. Les sources ne s'entendent
pas sur ce qui constitue une dose toxique, mais, en moyenne, elle se situe
à 800 mcg/jour pour un adulte. Toutes les sources consultées
s'entendent pour fixer à 400 mcg la dose journalière maximale pour un
adulte, mais conseillent généralement de s'en tenir à 200 mcg.
Clozapine (Clozaril®) : Une étude a démontré que ce
médicament, prescrit dans certains cas de schizophrénie, peut faire
baisser le taux de sélénium dans le sang.
Acide valproique (Depakene®) : à cause de l'effet
biochimique de ce médicament antiépileptique, il est suggéré que les
patients qui en prennent s'assurent d'un apport suffisant en vitamine E et
en sélénium.
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